Le Méandre est né près de district de Dinar d’Afyon, sur les montagnes d’une altitude de 1000 mètres. Le Méandre
avance d’abord vers le sud et puis vers l’ouest pour 560 km, avant de s’écouler dans la Mer Egée à Söke. Ce fleuve, qui
porte le nom de dieu fleuve dans la mythologie grecque, a rempli avec les alluvions le golfe qu’on appelait dans le passé
le golfe Satmos. La mer Latmos, derrière le delta de Méandre formé par ces alluvions, subsiste aujourd’hui comme lac
Bafa.
Lac Bafa, un site distingué pour ses beautés naturelles, espèces des animaux et plantes, ainsi que pour sa richesse
archéologique, recevait jadis la zone la plus riche de la région Carie. Il y a environ 2000 ans, la ville antique d’Héraclée,
fondée au nord-est du golfe Latmos, fut appelée « Latmos Herakleia » (« Héraclée du Latmos »). Portant le nom
d’Héraclès, le demi-dieu fameux en mythologie, la ville était un port maritime remarquable de ces jours-là.

Mythe D'Endymion
Endymion était un berger qui fait paître ses troupeaux aux Monts Latmos (Beþparmak) ; un pauvre berger qui ne
possédait que son chalumeau. Durant le jour, il suivait ses noirs boucs barbus et cornus en sautant d’une roche à
l’autre, et écoutait les bêlements vibrants du troupeau qui mangeait les sarriettes sur piedmont. Son chalumeau était
son seul ami, seul confident. Il soufflait à son chalumeau le sentiment de liberté grâce à sa vie aux montagnes, et aussi
son aspiration pour ces semblables qui vivent dans les villes bondées. Le chalumeau d’Endymion n’exprimait pas
seulement la joie et l’aspiration du berger, mais il également claironnait les sons des noirs sommets, des vertes herbes,
et des arbres aux feuilles en forme des nuages, et des ruisseaux qui écoulaient jovialement.
Sur ses montagnes isolées, personne ne voyait Endymion ni quand il jouait du chalumeau durant le jour, ni quand il
dormait en s’allongeant sur les vertes herbes la nuit. Seul le clair de lune voyait la beauté masculine de son corps
robuste. Séléné, la déesse de la Lune, est tombée amoureuse d’Endymion en lui regardant. Toutes les nuits, elle se
penchait sur lui, l’embrassait par ses rayons en argent, et ouvrait ses bras à son amour quand il se mettait sur les
herbes. N’importe quand et où Séléné se levait au ciel, elle se dépêchait vers son amour, enveloppait son corps avec
ses rayons, avant de l’embrasser.
Néanmoins, Séléné restait parfois avec son chéri plus long que les autres. Il y avait les nuits obscures quand la Lune ne
s’embranchait pas avec Endymion. Telles nuits passaient dans une noire attente apeurée comme les sommets de
Latmos. Cette attente, cependant, ne durait pas trop long, et une fois que la nouvelle lune apparait au ciel, Endymion et
Séléné se réunissaient, et leurs corps, frais, vifs et lumineux comme les poissons dans la mer, se touchaient. Chaque
rendez-vous était comme le premier, et ils n’avaient jamais assez de sucer de leurs lèvres un goût jusqu’alors inconnu.
Chaque baiser illuminait leur corps plus que jamais, et ils devenaient une lumière de pied en cap. Pour Endymion et
Séléné, l’amour voulait dire la lumière elle-même.
Les dieux immortels envient parfois le bonheur des gens, puisqu’ils ne veulent pas que les hommes atteignent une sorte
d’immortalité au moyen d’amour et s’approchent des dieux. Néanmoins, Zeus, le dieu des dieux, apprécie cet amour
infini entre Séléné et Endymion. Il décide à donner un cadeau au berger pauvre des monts Latmos. Il demande
Endymion de faire son souhait, sur ce, le berger demande de dormir dans un sommeil immortel.
Depuis, les sommets de Latmos deviennent gris sous le clair de lune, comme s’il neige. Ses pins vénérables semblent
les hommes qui dorment et se trouvent dans les rêves lumineux. De temps en temps, une brise de nulle part fait
frissonner et chuchoter ses feuilles. Le clair de lune s’écoule au sol des sommets qui prolongent des doigts vers le ciel,
comme gazouillement des ruisseaux. Il joue sur les piedmonts. Le chalumeau d’Endymion se répercute, les feux allumés
par bergers et leurs bleues fumées expriment l’aspiration des roches à roches. Autour de la Lune, il est toujours le
même son qui montre la solitude des montagnes ; les étoiles lumineuses bougent sur Endymion, le berger des Latmos.
Il est comme si le ciel est déchiré et ouvert. On peut voir le bonheur immortel à l’œil nu.
Les peintures rupestres : Selon « Les Peintures Rupestres Préhistoriques de Latmos » aux Monts des Beþparmak dans
les environ du Lac Bafa, l’histoire de région date de 6e millenium av. J.-C.
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